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Location : vos droits au quotidien
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Conseils Location

Location : vos droits au quotidien

Travaux, charges, assurance
 : que vous soyez locataire ou propriétaire, connaissez-vous vos droits et vos obligations concernant les baux d'habitation en résidence principale soumis à la Loi de 1989 ? Pour le savoir, faites notre test !

​ Mon propriĂ©taire peut me demander de rĂ©gler la taxe fonciĂšre.

FAUX. Toutes les dĂ©penses de fonctionnement de l’immeuble, dans lequel est situĂ© votre logement, ne peuvent pas vous ĂȘtre rĂ©percutĂ©es. Certaines sont Ă  la charge exclusive de votre propriĂ©taire. Il s’agit des :

  • frais de gestion et de syndic,
  • dĂ©penses d’équipement : chaudiĂšre, poubelles

  • dĂ©penses de transformation ou de nouvelles installations : digicode, amĂ©nagement des combles, porte blindĂ©e, installation du cĂąble

  • grosses rĂ©parations et le gros entretien comme le ravalement,
  • rĂ©parations dues Ă  des actes de vandalisme, Ă  un dĂ©faut de la construction ou Ă  la vĂ©tustĂ©,
  • frais de surveillance et de sĂ©curitĂ© de l’immeuble,
  • impĂŽts fonciers,
  • et l’assurance de l’immeuble.

Locataire, je dois acquitter les dĂ©penses de chauffage, d’électricitĂ© et d’eau.

Vrai. Certaines des dĂ©penses rĂ©glĂ©es par votre propriĂ©taire (gardien, ascenseur, parties communes
), peuvent ĂȘtre mises Ă  votre charge. C’est le cas, par exemple :

  • des services collectifs dont vous bĂ©nĂ©ficiez : chauffage, Ă©lectricitĂ©, eau, entretien des espaces verts

  • des dĂ©penses d’entretien courant et les menues rĂ©parations des parties communes de l’immeuble : Ă©lectricitĂ© du couloir, des escaliers, sous-sols, garages et ampoules

  • et des taxes liĂ©es Ă  des services dont vous profitez directement : taxe d’enlĂšvement des ordures mĂ©nagĂšres et taxe de balayage.

L’entretien de ma location incombe à mon bailleur.

Faux. C’est Ă  vous, en tant que locataire, d’y effectuer les « menues rĂ©parations » nĂ©cessaires : changer les joints des robinets qui fuient, refaire le mastic des fenĂȘtres, rĂ©parer les poignĂ©es de porte
 Vous avez la possibilitĂ© d’amĂ©nager le logement Ă  votre guise, sans autorisation du propriĂ©taire. Mais pour des travaux de transformation, l’accord Ă©crit de celui-ci est nĂ©cessaire.

Mon propriĂ©taire peut rĂ©aliser des rĂ©parations dans mon logement sans que je puisse m’y opposer.

Vrai. Changement de fenĂȘtre, isolation des combles
 en tant que locataire vous ne pouvez pas vous opposer Ă  la rĂ©alisation de travaux par votre propriĂ©taire. Mais si, de ce fait, votre logement est rendu inhabitable pendant plus de 21 jours, votre loyer devra ĂȘtre diminuĂ© en proportion du temps et de la partie du bien louĂ© dont vous aurez Ă©tĂ© privĂ© (article 1724 du Code civil).

Locataire, je peux convenir de travaux de remise en état avec mon bailleur.

Vrai. Vous pouvez vous mettre d’accord avec votre bailleur pour vous charger des travaux, moyennant dispense ou diminution temporaire de loyer. Si vous ĂȘtes du mĂ©tier ou expĂ©rimentĂ©, vous y trouverez votre intĂ©rĂȘt tout comme votre bailleur.

Attention, un tel accord ne peut porter que sur certains travaux, Ă  l’exclusion de toute intervention visant une mise aux normes de dĂ©cence. Pour ĂȘtre valable, il doit en outre ĂȘtre passĂ© par Ă©crit, signĂ© par vous deux et annexĂ© au bail. Il dĂ©crira avec prĂ©cision les travaux Ă  entreprendre, leur dĂ©lai d’exĂ©cution, le montant et la durĂ©e de leur imputation sur le loyer. Sans oublier vos modalitĂ©s de dĂ©dommagement en cas de dĂ©part anticipĂ©.

J’ai carte blanche pour amĂ©nager ma location Ă  ma guise.

Vrai. Un logement en bon Ă©tat d’usage n’est pas forcĂ©ment refait Ă  neuf. Les peintures pourront ĂȘtre jaunies, le papier peint dĂ©colorĂ© et la moquette gardera souvent les traces du mobilier des occupants prĂ©cĂ©dents. Et surtout, la dĂ©coration intĂ©rieure peut ne pas ĂȘtre Ă  votre goĂ»t. Libre Ă  vous de les refaire Ă  votre convenance. Vous pouvez peindre, tapisser, poser des placards, de la moquette, des Ă©tagĂšres


Faux. Votre droit d’amĂ©nager connaĂźt une limite : vous ne pouvez pas engager de travaux de transformation sans l’accord Ă©crit de votre bailleur. Ce sera le cas pour tout changement de destination d’une piĂšce (transformation d’un garage en chambre, d’une chambre en cuisine
), de l’installation d’une vĂ©randa, d’une cheminĂ©e, de l’élargissement d’une porte, de la suppression d’une cloison
 Attention ! Si vous entrepreniez de tels travaux sans avoir obtenu l’aval de votre propriĂ©taire vous vous exposeriez Ă  remettre les lieux en l’état en fin de location. Dans les cas les plus graves (mise en pĂ©ril de la construction), vous encourez mĂȘme la rĂ©siliation de votre bail.

Les aménagements que je réalise dans ma location appartiennent à mon propriétaire.

Vrai. Si vous ĂȘtes locataire et que vous rĂ©alisez d’importants travaux dans votre logement, vous devez ĂȘtre conscient qu’au moment de votre dĂ©part, sauf disposition contraire, vous ne pourrez pas monnayer ces rĂ©alisations auprĂšs de votre propriĂ©taire.

Seuls les amĂ©nagements susceptibles d’ĂȘtre dĂ©posĂ©s sans dommage pour le logement peuvent ĂȘtre rĂ©cupĂ©rĂ©s au moment de votre dĂ©part. À condition toutefois de reboucher et d’effectuer les raccords de peinture habituels. Ce sera le cas, par exemple, pour les Ă©lĂ©ments d’une cuisine Ă©quipĂ©e. En revanche, si les amĂ©nagements font corps avec le bĂąti (lambrissage des combles, par exemple) pas question de les retirer : Ă  moins d’un accord Ă©crit spĂ©cifique, ils appartiennent de plein droit Ă  votre propriĂ©taire qui ne sera pas alors tenu de vous indemniser.

La « trĂȘve hivernale » s'applique aussi Ă  la procĂ©dure judiciaire de recouvrement des loyers.

Faux. Durant la « trĂȘve hivernale » qui dĂ©bute le 1er novembre et s'achĂšve le 31 mars de l’annĂ©e suivante, les locataires (sauf occupation illĂ©gale du logement) ne peuvent plus ĂȘtre expulsĂ©s du logement qu'ils occupent, et ce, mĂȘme si leur propriĂ©taire a obtenu du tribunal une dĂ©cision en ce sens. Deux exceptions toutefois : quand l'immeuble fait l'objet d'un arrĂȘtĂ© de pĂ©ril ou si une solution de relogement a Ă©tĂ© trouvĂ©e. En revanche, contrairement Ă  une idĂ©e reçue, la « trĂȘve » ne s'applique pas Ă  la procĂ©dure judiciaire de recouvrement des loyers. En clair, les propriĂ©taires victimes d'impayĂ©s au cours de ces cinq mois doivent rĂ©agir sans attendre.

Je peux domicilier ma société dans le logement que je loue

Vrai. Tout crĂ©ateur d’entreprise peut domicilier sa sociĂ©tĂ© Ă  son adresse personnelle. Le formalisme est rĂ©duit : il vous suffit, prĂ©alablement au dĂ©pĂŽt de votre demande d’immatriculation, de notifier votre intention au bailleur. En revanche, si vous devez recevoir de la clientĂšle ou des marchandises, le bail de votre logement doit expressĂ©ment prĂ©voir une location Ă  « usage mixte professionnel et habitation ». Il faudra Ă©galement vous renseigner sur les dispositions du rĂšglement de copropriĂ©tĂ©.

J’ai toute libertĂ© pour hĂ©berger un proche parent dans ma location.

Vrai. Vous pouvez hĂ©berger toute personne avec qui vous entretenez des liens familiaux ou amoureux (un concubin par exemple). En revanche, impossible de sous-louer votre logement sans l’autorisation expresse de votre propriĂ©taire.

Mon propriĂ©taire peut m’interdire de possĂ©der un animal familier.

Faux. Rien n’interdit la dĂ©tention d’un anim al familier dans un local d’habitation pourvu qu’il ne cause aucun dĂ©gĂąt Ă  l’immeuble ni aucun trouble de jouissance Ă  ses occupants. On entend par animaux familiers les animaux domestiques : chiens, chats, oiseaux
 À l’exclusion des chiens dits « d’attaque » qui font exception Ă  la rĂšgle. Le propriĂ©taire est en effet en droit d’insĂ©rer une clause dans le bail interdisant leur dĂ©tention. De mĂȘme, la prĂ©sence d’animaux tels que serpents, mygales... peut justifier, y compris en l’absence de nuisances, la rĂ©siliation du bail.
 

Mon locataire n’est pas assurĂ©. Je peux lui appliquer une surprime Ă©gale Ă  10 % du montant de sa cotisation.

Vrai. Dans le cadre d’un bail d’habitation vide ou meublĂ© soumis Ă  la loi du 6 juillet 1989, le locataire a l’obligation de souscrire une assurance locative et d'en justifier lors de la remise des clĂ©s puis, chaque annĂ©e, Ă  la demande du bailleur.

Résultat, si votre locataire ne vous remet pas cette attestation, et aprÚs un délai d'un mois à compter d'une mise en demeure non suivie d'effet, vous pouvez souscrire une assurance pour son compte. Le montant total de la prime d'assurance annuelle est alors récupérable par douziÚme à chaque paiement du loyer. Il est inscrit sur l'avis d'échéance et porté sur la quittance que vous remettez à votre locataire.

Bon Ă  savoir : Depuis le 1er avril 2016, vous pouvez majorer la prime d’assurance rĂ©cupĂ©rable sur votre locataire dans la limite de 10 % de son montant (dĂ©cret du 30 mars 2016).

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